La garde du Faucon du Riccardiano

Traduction de l’épée longue de Vadi par Gauthier Petit (Gaths)

La page Wikipedia de Frederico Ghisliero

Le MSS1020 du site de la Schola San Marco

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3. Faucon. Faire un montant de droite pour donner dans l’épée de l’adversaire et la rabattre puis en accroissant un peu le pied doit en avant, faire un autre montant de revers, en donnant dans l’épée de l’adversaire, et puis faire une imbroccade pressée, en accroissant le pied droit en avant, et puis retourner à la parade
/ Ce coup, tu le feras quand l’adversaire est en porte de fer, et qu’il tient l’épée longue.

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Feintes sur la première partie

3. Faucon. Montant de droite pour donner au poing, montant de revers, et rabattant son épée, faire imboccade en pressement.
Montant de droite montant de revers, et en feignant imbroccade faire maindroit avec le pied droit devant, cependant avec la reprise à l’intérieur avec le pied gauche près du droit.
/ Ces deux coups, fais-les quand il est en porte de fer, et qu’il a l’épée longue.

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5.Faucon. De pied étroit faire feinte d’imbrocade dans la partie intérieure de l’épée de l’adversaire en avançant un peu le pied droit et puis reprise…

2. Si l’adversaire se trouve en faucon et avec l’épée longue, donne lui une pointe au poing et retires-toi en arrière.
2° Si l’adversaire du Faucon veux te frapper, pointe lui ton épée au bras ou au poing.

Si l’adversaire est en Faucon, tu lui fais de l’extérieur un pressement avec le tranchant au dessus du sien, et pointe au visage. Et si l’adversaire esquive son épée dessous la mienne et me fait une pointe, aussitôt je dois tourner le tranchant vers son épée et essayer de le surpasser en force.

10° Si l’adversaire encore, comme ci-dessus, se trouve en Faucon, mais pas longue, comme dans les coups précédents, tire-lui une pointe à l’épaule droite et si lui, la parant avec la main à l’intérieur, te tire imbrocade, toi retirant le pied droit à droite, pare son imbrocade de l’intérieur et fais-lui imbrocade en passant tous tes deux pieds.

12. Si l’adversaire me tire pointe de Faucon, avec la main retournée je dois la parer avec la main à l’extérieur, par dessous (cependant quand [elle] vient de haut en bas, qu’elle ne vienne déjà pas haute, et pend à mon épaule droite parce qu’alors elle se bat à l’intérieur) et pointe en avant avec le pied droit.

Traduction Ardamhe (c) 2014

La première garde du Riccardiano

1. Première garde. Maindroit et revers. Et veille toujours à suivre l’ordre, lequel est celui des pieds. Si tu trouves loin de l’adversaire et à pieds larges, accroître un peu le pied droit en avant sur le maindroit et aussitôt la reprise faite, faire le revers et dans un même temps accroitre le pied droit en avant, et aussitôt te retirer en arrière en garde en demi-couverte extérieure.
/ Ce coup à besoin d’être fait quand l’adversaire est en première garde.

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Feintes sur la première partie

1. Première garde. Maindroit de pieds larges, et reprise, et revers avec le pied devant.
/ Ce coup, fais-le quand il est en première garde ou porte de fer, et qu’il pare à demi-couverte intérieure, et tu feras attention que le maindroit doit être petit, et compact et gaillard, afin de rabattre son épée, et sois rapide avec le revers haut au visage.
2° De pieds étroits. Feinte dudit maindroit et demi-revers avec le pied droit avancé.
3° Feinte de maindroit, feinte de revers, et maindroit libre.
4° Feinte de maindroit feinte de revers, feinte de maindroit et revers libre ; dans lequel tu peux :passer sur l’adversaire avec un pressement c’est à dire avec le tranchant de ton épée sur la sienne, ou lui faire une entrée, c’est à dire, au revers, passer dessous son épée avec la tienne, et toi en passant avec le pied gauche, rabattre avec ta main sous son épée, en haut, et lui faire une pointe, ou passer en estocade libre intérieure cependant avec le tranchant tourné vers son épée, et maindroit on peut faire l’entrée sans lui donner, i.e. le maindroit, mais rabattre à l’extérieur son épée avec ta main.
Et tous ces coups précédents se font comme le tour de poignet.
Maindroit trop court aux jambes en passant sous son épée, et faire l’imbroccade en pressement.

Traduction Ardamhe (c) 2014

 

Les cahiers de l’Ardamhe, qu’est ce que c’est ?

- Le codex 2541 de la Bibliothèque Riccardiana de Florence (Italie) est plus connu sous le nom de l’anonimo Riccardiano. On l’estime provenir de la seconde moitié du XVIe.
Il a été republié en 2009 par  la salle Achille Marozzo
Trattato di Scherma – Anonimo Riccardiano », a Cura di Alessandro Battistini e Iacopo Venni, aux éditions  »Il Cerchio » dans la collection  »Gli Archi », ISBN 88-8474-216-2.

Il traite de l’épée seule, de l’épée et bouclier, de l’épée et cape, de l’espadon, de la pique et de l’épée et poignard.

 

 

L’épée longue selon Joachim Meyer

Joachim Meyer est un escrimeur Strasbourgeois qui a écrit en 1570 un magistral traité d’escrime.  Traitant de l’épée longue (dans le prolongement modernisé de la tradition Liechtenauerienne), du dussack, de l’épée à une main de son époque, de la dague et des armes d’hasts,  son ouvrage fit date de part son ampleur et son influence sur d’autres ouvrages ultérieurs,
En janvier 2014, un membre de l’Ardamhe et d’AMHE Paris, Gaëtan Marain, organisait un stage sur l’épée longue selon Joachim Meyer. Par la suite, plusieurs stagiaires ont demandé si une traduction en français existait. Soucieux  de répondre à cette requête, il a procédé à une remise en forme de son document de travail et à sa relecture, qui est désormais accessible à tous. Considérez qu’il s’agit d’un travail en progression, une traduction v. 0.1 en quelque sorte.
Le document doit encore faire l’objet d’une seconde relecture approfondie par deux autres membres de l’ardamhe. La version aboutie devrait donc sortir courant 2015.
Nous espérons que ce travail permettra au plus grand nombre de se lancer dans l’étude de l’épée longue selon Joachim Meyer.

Voici donc le document au format PDF

L’épée et bocle d’Andreas Liegnitzer (XVe siècle)

Voici mis en parallèle le court traité d’épée et bocle de Andreas Liegnitzer (XVe siècle) issu du manuscrit Dresd. C 487, la traduction publiée en 1538 dans l’ouvrage « La noble science des joueurs d’espée » et une traduction par nos soins en français moderne.

S&B is so sexy !

Copyright Olivier Gourdon

L’anonyme Bolonais

Et une traduction de plus !

L’Ardamhe propose la traduction en français d’une partie de l’ouvrage communément appelé « anonyme bolonais ». La présente traduction ne concerne que les 25 premiers folios du manuscrit M 345 conservé à la biblioteca Classense de Ravenne.  Cette partie contient les aspects théoriques de l’art des armes bolonais et constitue une pièce fondamentale pour comprendre les travaux d’Achille Marozzo, Antonio Manciolino et Giovanni dall’Agocchie.

Les 200 autre folios du manuscrit M 345 traitent essentiellement de l’épée seule. Le manuscrit M 346 qui est lié au précédent contient 121 folios d’épée, seule ou accompagnée, et un peu d’arme d’hast. Il y a du travail !

La transcription utilisée pour ce travail est l’oeuvre de Marco Rubolli et Luca Cesari

Bonne lecture.